1 septembre 2018

C’est déjà hier 1er septembre

Les perdants et les gagnants du retour très relatif de l’inflation

Selon l’INSEE, sur un an, en août, les prix à la consommation augmenteraient de +2,3 % en août comme en juillet. L’inflation serait ainsi stable, le ralentissement des prix de l’énergie étant à peu près compensé par une légère accélération des prix de l’alimentation. Les prix des services et du tabac augmenteraient de manière similaire au mois précédent. Ceux des produits manufacturés baisseraient au même rythme qu’en juillet. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé retenu notamment par les autorités européennes augmenterait de +2,6 % comme pour le mois précédent.

Sur le seul mois d’août, les prix à la consommation ont augmenté de 0,5 % après -0,1 % en juillet. Cette hausse s’expliquerait principalement par le rebond saisonnier des prix des produits manufacturés après les soldes d’été sur le territoire métropolitain, et par l’augmentation également saisonnière des prix de certains services liés au tourisme. Pour l’énergie, la légère hausse des prix des produits pétroliers et du gaz domestique serait compensée par la baisse des tarifs de l’électricité.

Petite décrue en Europe

La France est en léger décalage avec la tendance européenne. En, effet, selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à 2,0 % en août 2018, contre 2,1% en juillet. Pour l’Europe, c’est également l’énergie qui pousse les prix vers le haut (9,2% en août, comparé à 9,5 % en juillet), suivie de l’alimentation, de l’alcool et du tabac (2,5%, stable comparé à juillet), des services (1,3 %, comparé à 1,4 % en juillet) et des biens industriels non énergétiques (0,3 %, comparé à 0,5 % en juillet).

Une hausse à relativiser

Depuis 10 ans, la crainte était plutôt la déflation que l’inflation. L’objectif de la mise en place de la politique non conventionnelle de la Banque centrale européenne (rachats d’obligation et taux directeur négatif) était justement de faciliter la remontée de l’inflation. Ce petit ressaut d’inflation est pour le moment très conjoncturel et avant tout la conséquence de la hausse des prix de l’énergie (+14 % en un an). Le baril de pétrole est passé en deux ans de 26 à 76 dollars. En outre, les taxes sur les produits énergétiques ont augmenté. Une accalmie sur le cours du pétrole est attendue avec la fin des anticipations haussières provoquées par la sortie du marché pétrolier de l’Iran (rejet de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran par Donald Trump) et avec le léger ralentissement de l’économie européenne. L’inflation sous-jacente (hors produits et services soumis à de fortes variations) reste nettement en-dessous des 2 %.

Les perdants et les gagnants

Cette hausse des prix fait le bonheur des débiteurs et le malheur des épargnants investis en produits de taux. Si les retraités figurent parmi les perdants, les salariés selon une récente étude du cabinet Deloitte ne seraient pas pénalisés. En vertu de cette étude qui repose sur l’analyse d’un million de bulletins de paie au sein de 400 entreprises, les augmentations de salaires auraient été sur un an de 2,5 % pour les cadres et de 2,2 % pour les non-cadres. Cette hausse aboutirait à une augmentation du pouvoir d’achat des salariés d’autant plus que le transfert d’une partie des cotisations sociales sur la CSG leur est favorable (le transfert de 0,75 point de la cotisation salariale d’assurance maladie et la baisse de 1,45 point de la cotisation salariale d’assurance chômage comme contreparties de la hausse de la CSG de 1,7 point sera totalement effectif le 1er octobre 2018). Par ailleurs, pour la deuxième année consécutive, l’épargne salariale progresse en 2018 de l’ordre de 5 % à 10 %, représentant une hausse moyenne de 200 à 300 euros pour les salariés qui en bénéficient. Pour 2019, le cabinet Deloitte prévoit des augmentations plus faibles des salaires se situant entre 1,2 et 2 %. Les entreprises devraient moins recourir à des augmentations générales et davantage à des augmentations individuelles (44 % pour les Non-Cadres et 63 % pour les cadres).

Les retraités ont enregistré une revalorisation de leurs pensions de 0,8 % le 1er octobre 2017. La prochaine augmentation étant prévue le 1er janvier 2019 en vertu de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, la perte de pouvoir d’achat sera de plus d’un point auquel s’ajoute la majoration non compensée de la CSG pour 60 % d’entre eux. Pour 2019, la perte de pouvoir d’achat pour un retraité ayant une retraite de 100 euros sera sur l’année de 200 euros du fait de la revalorisation à 0,3 %.

  • Les produits de taux en difficulté

Le rendement réel, c’est-à-dire net d’inflation, de nombreux produits d’épargne est désormais négatif. En retenant une inflation annuelle de 1,8 % et en intégrant la fiscalité, l’épargnant est amené à réfléchir sur la réorientation de son épargne.

Le premier produit touché par ce petit rebond de l’inflation est un non produit, le cash. Or, les Français ont tendance à laisser de plus en plus d’argent dormir sur leurs comptes courants (dépôts à vue), soit plus de 440 milliards d’euros (+ 30 milliards d’euros en un an). Avec une inflation à 1,8 %, les Français ont perdu 8 milliards d’euros en termes de pouvoir d’achat.

Les livrets réglementés sont également pénalisés. Le rendement réel du Livret A est négatif de près d’un point. Pour un épargnant ayant 10 000 euros sur son Livret A, cela signifie qu’il perd 100 euros sur une année. Malgré tout, la situation n’est en rien comparable à celle qui prévalait dans les années 80. Le taux du Livret était de 8,5 % mais le taux d’inflation était de 13 %, ce qui entraînait un rendement réel négatif de plus de 4 points (voir Le Coin des Graphiques).

Le Livret de Développement Durable et Solidaire, le Livret d’Epargne Populaire, le Livret Jeune et le Compte d’Epargne Logement sont dans une situation comparable.

Si les vieux Plans d’Épargne Logement s’en sortent mieux, il n’en est pas de même pour les nouveaux. Certains bienheureux disposent de PEL rémunérés à 4 voire 5 %. Le rendement réel varie donc de 2 à 4 %, un peu moins avec l’application des prélèvements sociaux de 17,2 %. En revanche, pour les PEL ouverts depuis le 1er août 2016 assortis d’un taux de 1 % et encore plus pour ceux ouverts depuis le 1er janvier 2018 soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique, le rendement réel est négatif d’au moins de 0,7 point.

  • Les livrets bancaires et la double peine

Les Livrets bancaires sont confrontés à la baisse des taux et à la remontée de l’inflation. Selon la Banque de France, le rendement moyen est de 0,26 % En appliquant le Prélèvement Forfaitaire Unique (30 %), le rendement brut est 0,18 %. Après prise en compte de l’inflation, le rendement réel est négatif de 1,6 point.

  • L’assurance vie, les unités de compte gagnantes

Les fonds euros sont confrontés également à la baisse des taux d’intérêt et à la hausse de l’inflation. En quelques années, le rendement des fonds euros est passé, en moyenne, de 5 à 1,8 %, soit le niveau de l’inflation. Avec la prise en compte de la fiscalité, le rendement réel net d’impôt est négatif de 0,5 à 0,8 point en fonction du régime fiscal (24,7 % ou 30 %). Cette perte est le prix de la garantie en capital. Le rendement passe donc de plus en plus par les unités de compte (+5 % en 2017).

Les unités de compte et les actions résistent mieux que les produits de taux à l’inflation. Les entreprises peuvent réagir en augmentant leurs prix. La valorisation des entreprises a tendance, dans une certaine mesure, à suivre le mouvement général des prix. Plus d’inflation permet en outre d’investir à moindre prix. Or, comme le disait l’ancien Chancelier allemand, Helmut Schmidt, les investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain et les emplois d’après-demain.

 

Consommation étale en France en juillet

Selon l’INSEE, au mois de juillet, les dépenses de consommation des ménages en biens n’ont progressé que de 0,1 % en volume contre +0,3 % en juin et +1,1 % en mai. La consommation alimentaire augmente un peu (+0,2 %), et celle de biens fabriqués est quasi stable (+0,1 %). La consommation d’énergie se replie légèrement (–0,2 %). Sur un an, la consommation est étale avec un gain de 0,2 %.

La progression des dépenses de consommation constatée depuis la fin 2015 semble s’être interrompue au cours du 1er semestre 2018. Il est à souligner que les taux de progression n’ont rien à voir avec ceux d’avant crise, la consommation étant alors fortement portée par le crédit. Les faibles taux d’intérêt conduisent certes à une reprise du crédit à la consommation mais dans une proportion plus faible qu’avant 2008.

La production industrielle s’essouffle

Au mois de juin, le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière a augmenté de 0,8 % après une quasi-stabilité en mai (+0,1 %). Il se redresse également dans l’ensemble de l’industrie (+0,6 % après -0,3 %) malgré une légère baisse du chiffre d’affaires des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (-0,2 % après −2,4 %).

Sur l’ensemble du deuxième trimestre, la hausse du chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière est modeste, soit 0,6 %. Pour l’ensemble de l’industrie, la progression est de 0,8 %. Sur un an, l’augmentation reste forte grâce aux bons résultats de la fin de l’année dernière. La hausse s’élève, en effet, à 3,7 % pour l’industrie manufacturière et à 4,5 % pour l’ensemble de l’industrie. La hausse est forte dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+8,9 %).

Au fil de l’année, la croissance devrait donc se ralentir en phase avec les résultats de la croissance. Depuis le début de l’année, l’industrie s’est remise à perdre des emplois.

 

Une faible augmentation du pouvoir d’achat des fonctionnaires en 2016 

La fonction publique d’État : 2,2 millions de salariés civils 

Au 31 décembre 2016, la fonction publique d’État comptait 2,2 millions de salariés civils correspondant à 2,1 millions d’emplois équivalents temps plein (EQTP), répartis pour trois quarts dans les ministères et un quart dans les établissements publics administratifs (EPA). Près des trois quarts des agents sont fonctionnaires. Les non-fonctionnaires comprennent les contractuels, les bénéficiaires de contrats aidés et les salariés relevant d’autres statuts tels que les ouvriers d’État, les enseignants des établissements privés sous contrat et les apprentis. Deux tiers des fonctionnaires de la FPE appartiennent à un corps de catégorie A, 19 % relèvent de la catégorie B et 15 % de la catégorie C.

Le salaire net moyen s’élevait à 2 505 euros par mois

En 2016, le salaire net moyen des agents civils de l’État est de 2 505 euros par mois. Il a progressé de 0,4 % sur un an en euros courants comme en 2015, mais seulement de 0,2 % en euros constants, compte tenu de la hausse modérée des prix (+ 0,2 % en 2016). L’écart entre salaire net et salaire brut (3 058 euros par mois) s’accroît du fait de l’augmentation des cotisations retraite (+0,4 point au 1er janvier 2016 pour les fonctionnaires). Hors bénéficiaires de contrats aidés et hors apprentis, le salaire net moyen en EQTP augmente de 0,3 % en euros constants, à 2 541 euros. En effet, les apprentis sont plus nombreux en 2016 et tendent ainsi à ralentir l’évolution du salaire net moyen.

En 2016, un agent perçoit en moyenne quasiment le même salaire en euros constants qu’un agent en 2015 de mêmes corps, grade et échelon. La hausse du salaire moyen s’explique avant tout par les promotions. Le nombre de fonctionnaires de catégorie A s’est ainsi accru en 2016 passant de 65,5 à 65,9 %.

Pour les fonctionnaires, le salaire net moyen augmente de 0,4 % 

En 2016, le salaire des fonctionnaires (ministères et EPA confondus) s’élevait à 2 672 euros nets en moyenne par mois, en hausse de 0,4 % en euros constants par rapport à 2015. Leur salaire brut moyen était de de 3 239 euros, croît de 0,8 % en euros constants. Le salaire brut comprend à la fois le traitement indiciaire (78 % du salaire brut en moyenne), les primes et rémunérations annexes (20 %), ainsi que l’indemnité de résidence et le supplément familial (2 %). Le traitement indiciaire brut augmente en moyenne de 0,8 % en 2016 ; en effet, il bénéficie notamment de la hausse de la valeur du point d’indice de 0,6 % au 1er juillet ainsi que de la mise en œuvre du protocole relatif aux parcours professionnels, aux carrières et aux rémunérations de la fonction publique. Par ailleurs, un nombre croissant de fonctionnaires effectue des rachats de jours de congés dans le cadre du Compte Epargne Temps, 74 200 personnes en 2016 contre 66 300 en 2015.

Les rémunérations des fonctionnaires de catégorie C augmente le plus

Le salaire net moyen des fonctionnaires de catégorie C augmente de 0,4 %, à 1 950 euros en 2016, celui des catégories B de 0,1 %, à 2 422 euros, et celui des catégories A de 0,2 %, à 2 909 euros. Cette évolution plus importante du salaire des fonctionnaires de catégorie C s’explique par une hausse des primes.

Pour les non-fonctionnaires, le salaire net moyen baisse de 0,1 % 

Les non-fonctionnaires perçoivent en moyenne 2 045 euros nets par mois, soit un salaire en baisse de 0,1 % par rapport à 2015, après une hausse de 0,5 % l’année précédente. Ce léger recul s’explique par l’augmentation du nombre d’apprentis en 2016, qui sont, en moyenne, moins rémunérés.

Des disparités salariales quasi stables 

Le salaire net médian qui partage les salariés de la FPE en deux groupes d’effectifs égaux, s’élève à 2 310 euros par mois. Il augmente de 0,5 % en euros constants.

En bas de l’échelle, les 10 % de salariés les moins bien rémunérés perçoivent un salaire net mensuel inférieur à 1 494 euros (1er décile). En haut de l’échelle, les 10 % les mieux rémunérés gagnent au moins 3 611 euros nets par mois (9e décile ou D9). Les inégalités salariales sont quasiment stables par rapport à 2015 : le rapport interdécile D9/D1, qui est une mesure de l’éventail des salaires, s’élève à 2,42, soit 0,01 de plus qu’en 2015. Il est inférieur à l’éventail constaté dans l’ensemble de la population (3,5).

Les femmes perçoivent en moyenne 3 % de moins que les hommes 

En 2016, le salaire des femmes dans la FPE s’élève à 2 351 euros par mois, soit 14,3 % de moins que celui des hommes (2 742 euros). Cet écart baisse de 0,1 point par rapport à 2015. L’écart est plus marqué au sein des salariés de catégorie A (17,0 %) que pour ceux de catégorie B (10,5 %) et de catégorie C (11,7 %). Les femmes ont plus fréquemment des parcours professionnels comportant des périodes de travail à temps partiel et/ou des interruptions de carrière qui pèsent sur leurs trajectoires salariales. Elles occupent aussi moins souvent les postes les plus rémunérateurs. Parmi les 10 % des salariés les moins rémunérés, 70 % sont des femmes. Cette part diminue progressivement et atteint 41 % parmi les 10 % des salariés les mieux rémunérés.

Les femmes représentent par ailleurs les deux tiers des enseignants (et même plus de 80 % des professeurs des écoles), qui sont, à catégorie donnée, moins rémunérés en moyenne que les autres salariés de la FPE. Le salaire net moyen des enseignants de catégorie A est ainsi inférieur de 27,3 % à celui de leurs homologues non enseignants. Hors enseignants, l’écart de salaire entre hommes et femmes est plus faible pour la catégorie A (13,1 %), mais reste plus élevé que pour la catégorie B. La majeure partie de l’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes s’explique par les différences de positions professionnelles des hommes et des femmes dans la FPE : à âge, qualification, statut, travail à temps partiel ou non, les femmes perçoivent en moyenne 3,0 % de moins que les hommes (3,2 % en 2015).

 

Chômage, stable en Europe

Avec le ralentissement de la croissance, la baisse du chômage s’est interrompue au sein de la zone euro. Corrigé des variations saisonnières, le taux de chômage s’est établi à 8,2 % en juillet, stable par rapport à juin et en baisse par rapport au taux de 9,1 % de juillet 2017. Il s’agit toujours du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis novembre 2008. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage s’est établi à 6,8 % en juillet, en baisse par rapport au taux de 6,9 % de juin 2018 et au taux de 7,6 % de juillet 2017.

Les taux de chômage les plus faibles en juillet ont été enregistrés en République tchèque (2,3 %), en Allemagne (3,4 %) et en Pologne (3,5 %). Les taux de chômage les plus élevés ont quant à eux été relevés en Grèce (19,5 % en mai 2018) et en Espagne (15,1 %). La France avec un taux de chômage de 9,2 % est toujours en 4e position pour le chômage le plus élevé. Elle est précédée par les deux pays précités et par l’Italie.

Sur un an, le taux de chômage a baissé dans tous les États membres. Les baisses les plus marquées ont été observées à Chypre (de 10,7 à 7,7 %), en Grèce (de 21,7 à 19,5 % entre mai 2017 et mai 2018), au Portugal (de 8,9 à 6,8 %) et en Croatie (de 10,9 à 8,8 %). En juillet, le taux de chômage aux États-Unis s’est établi à 3,9 %, en baisse par rapport au taux de 4,0 % en juin 2018 et au taux de 4,3 % en juillet 2017.

Recul du commerce international au 2e trimestre

Le ralentissement économique en Europe et les tensions commerciales ont pesé sur le commerce international de marchandises des pays du G20 au cours du 2e trimestre. Corrigé des variations saisonnières et exprimé en dollars courants des États-Unis, il s’est contracté, après huit trimestres consécutifs de croissance. Les exportations du G20 ont diminué de 0,6 % et les importations de 0,9 %. Cette contraction s’explique également par la forte dépréciation d’un certain nombre de devises par rapport au dollar au deuxième trimestre de 2018 (livre turque, peso argentin, etc.). L’appréciation du cours du pétrole a, en revanche, permis aux pays exportateurs d’améliorer leurs résultats à l’exportation.

Au deuxième trimestre de 2018, les exportations ont augmenté en Arabie saoudite (9,7 %), en Inde (5,7 %), aux États‑Unis (4,4 %), au Canada (4,4 %), en Russie (1,2 %) et en Australie (1,2 %). Trois pays ont accusé de fortes baisses : Argentine (-19,9 %), Brésil (-9,0 %), Royaume-Uni (-6,9 %). Les exportations de la Chine et de l’Union européenne ont également diminué de respectivement de 2,8 % et de 1,9 %.

Les importations ont diminué dans la plupart des économies du G20, principalement en Turquie qui est confronté à un ralentissement rapide de sa consommation (-9,4 %) et au Brésil (-6,5 %). Les importations n’ont augmenté seulement qu’en Inde (2,9 %), au Canada (1,4 %), au Mexique (1,4 %), au Japon (1,2%) et en Indonésie (1,2 %).