28 octobre 2023

Coin des Graphiques – création d’entreprises – dette publique – satisfaction au travail

Création d’entreprises en France, baisse en septembre mais hausse sur un an

En septembre, le nombre total de créations d’entreprises, tous types  confondus, baisse de 1,2 % sur un mois après une hausse de +4,1 % en août, en données corrigées des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables. Cette contraction est due à un recul des immatriculations de micro-entrepreneurs (-3,8 % après +5,9 %). Les créations d’entreprises classiques ont progressé de +3,7 % après +1,0 %. En données brutes, le nombre total d’entreprises créées sur les douze derniers mois (octobre 2022 à septembre 2023) augmente de 1,3 % par rapport à celui des mêmes mois un an plus tôt (octobre 2021 à septembre 2022).

Sur le mois de septembre, les créations ont diminué dans le commerce (y compris commerce et réparation d’automobiles, -4,3 % après +10,6 %), ainsi que dans les services aux ménages (-5,2 % après +3,0 %). Elles sont également en forte baisse dans l’enseignement, santé, action sociale (-6,1 % après -0,6 %). À l’inverse, elles augmentent de nouveau dans le soutien aux entreprises (+1,2 % après +3,0 %), ainsi que dans l’hébergement et restauration (+5,6 % après +1,9 %) et dans la construction (+2,0 % après +3,0 %). Cette hausse est portée par celle des créations d’entreprises sous le régime de micro-entrepreneur (+4,7 %). À l’inverse, les créations de sociétés diminuent nettement (-3,0 %) et celles d’entreprises individuelles classiques plus fortement (-6,0 %).

En données brutes, au cours du troisième trimestre, le nombre cumulé d’entreprises créées progresse par rapport au même trimestre un an auparavant (+3,6 %). Cette hausse est due aux créations d’entreprises individuelles sous le régime de micro-entrepreneur qui augmentent fortement (+9,1 %). En revanche, les créations de sociétés (‑4,1 %) et d’entreprises individuelles classiques (-7,4 %) baissent de façon marquée. Les micro-entrepreneurs représentent 64,8 % des créations des trois derniers mois.

Cercle de l’Épargne – données INSEE

36 % des salariés français professionnellement insatisfaits

En 2022, selon une enquête de la Dares, le service statistique du ministère de l’Emploi, 36 % des personnes qui travaillent ont un motif d’insatisfaction vis-à-vis de leur emploi. Elles souhaitent en changer, modifier leur durée de travail ou changer la nature de leur contrat de travail (contrat temporaire subi par exemple). 85 % des salariés en contrat temporaire éprouvent un motif d’insatisfaction par rapport à leur emploi. Le motif principal d’insatisfaction est la nature du contrat ; près de trois quarts des salariés en contrat temporaire n’ont pas choisi ce type de contrat. 30 % des cadres éprouvent un motif d’insatisfaction vis-à-vis de leur emploi, contre 45 % des employés et ouvriers peu qualifiés. L’insatisfaction concernant l’emploi occupé est légèrement plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (38 % contre 35 %).

Cercle de l’Épargne – données DARES

Dette publique, la France sur la troisième des pays les plus endettés d’Europe

À la fin du deuxième trimestre 2023, selon Eurostat, le ratio de la dette brute des administrations publiques par rapport au PIB dans la zone euro s’élevait à 90,3 % contre 90,7 % à la fin du premier trimestre.  Dans l’ensemble de l’Union européenne (UE), le ratio est passé de 83,4 % à 83,1 % du PIB du premier au deuxième trimestre. Tant pour la zone euro que pour l’UE, la baisse du ratio de la dette publique par rapport au PIB est imputable à la croissance du PIB, supérieure à celle de la dette publique.

Sur un an (comparaison du deuxième trimestre 2023 et du deuxième trimestre 2022), le ratio de la dette publique par rapport au PIB a également diminué tant dans la zone euro (de 93,5 % à 90,3 %) que dans l’UE (de 85,9 % à 83,1 %).

Les ratios les plus élevés de la dette publique par rapport au PIB à la fin du deuxième trimestre 2023 ont été enregistrés en Grèce (166,5 %), en Italie (142,4 %), en France (111,9 %), en Espagne (111,2 %), au Portugal (110,1 %) et en Belgique (106,0 %). Les plus faibles ratios sont en Estonie (18,5 %), en Bulgarie (21,5 %), au Luxembourg (28,2 %), au Danemark (30,2 %) et en Suède (30,7 %).

Par rapport au deuxième trimestre 2022, six États membres ont enregistré une hausse de leur ratio de la dette publique par rapport au PIB à la fin du deuxième trimestre 2023 et vingt-et-un ont affiché une baisse. Les hausses ont été observées au Luxembourg (+2,9 pp), en Finlande (+2,1 pp), en Estonie (+1,6 pp), en Tchéquie (+0,8 pp), en Slovaquie (+0,4 pp) et en Bulgarie (+0,2 pp), tandis que les baisses les plus fortes ont été enregistrées en Grèce (-16,6 pp), au Portugal (-11,8 pp), à Chypre (-8,1 pp), en Irlande (-7,4 pp), en Croatie (-6,0 pp), en Slovénie (-4,5 pp), en Autriche et en Italie (-4,0 pp chacune), en Espagne (-3,3 pp) et aux Pays-Bas (-3,1 pp).

Eurostat