7 mars 2025

Le Coin de la Conjoncture – emploi – inflation – production industrielle

27 millions d’emplois salariés en France en 2024

Au 31 décembre 2024, la France comptait 27 millions d’emplois salariés dont 21 millions dans le secteur privé et 6 millions dans le secteur public. Au quatrième trimestre 2024 l’emploi salarié a diminué  de 0,3 % (soit -90 100 emplois) après +0,1 % au troisième trimestre 2024 (soit +35 600 emplois). Il est au même niveau que fin 2023 (+6 900 emplois) et dépasse de 4,9 % son niveau d’avant la crise sanitaire, fin 2019, soit 1,3 million d’emplois supplémentaires

Cercle de l’Epargne – données INSEE

L’emploi salarié dans le secteur privé a diminué sur le trimestre de -0,3 % soit -68 000 emplois après une quasi-stabilité au troisième trimestre 2024 (+0,1 %, soit +16 800 emplois). Il est 0,1 % au-dessous de son niveau du quatrième trimestre 2023 (soit -25 200 emplois) et 5,5 % au-dessus de son niveau de fin 2019 (soit +1,1 million d’emplois). L’emploi salarié dans la fonction publique a baissé de 0,4 % au quatrième trimestre (soit -22 100 emplois), après huit trimestres consécutifs de hausse. L’emploi salarié public reste supérieur à son niveau de fin 2023 (+0,5 %, soit +32 100 emplois) et à celui de l’avant-crise sanitaire (+3,0 %, soit +0,2 million d’emplois).

Au quatrième trimestre 2024, l’emploi intérimaire est à nouveau en repli : -2,3 % après -0,8 % au troisième trimestre. L’emploi intérimaire est désormais 6,0 % au-dessous de son niveau du quatrième trimestre 2023 (soit -45 600 emplois) et 8,3 % sous son niveau d’avant la crise sanitaire (soit -64 100 emplois).

Dans l’agriculture, l’emploi salarié au quatrième trimestre 2024 est quasi stable (+0,1 %) sur le trimestre (soit +400 emplois), et presque à son niveau d’un an auparavant (+0,1 %). Dans l’industrie, l’emploi salarié hors intérim est aussi quasi stable fin 2024 (-0,1 % soit -2 800 emplois). Il dépasse son niveau d’un an auparavant de 0,3 % et celui d’avant-crise sanitaire de 2,6 %. Dans la construction, l’emploi salarié hors intérim diminue pour le huitième trimestre consécutif avec un recul de 0,6 % au quatrième trimestre 2024, après -0,2 % au trimestre précédent (soit -9 600 emplois après -2 700 emplois). Il est inférieur de 1,8 % à son niveau d’un an auparavant, mais se situe encore nettement au-dessus de son niveau de fin 2019 (+4,6 %). Au quatrième trimestre 2024, l’emploi salarié privé dans le tertiaire marchand hors intérim se replie, pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2013 (année 2020 mise à part) de -0,2 % après +0,1 % au trimestre précédent (soit -25 300 emplois après +12 200 emplois). Il est néanmoins supérieur de 0,2 % son niveau du quatrième trimestre 2023 (soit +29 300 emplois) et de 7,3 % son niveau d’avant la crise sanitaire (soit +0,9 million d’emplois). Au sein de ce secteur, l’emploi salarié baisse nettement fin 2024 dans les services aux entreprises (-14 600 emplois hors intérim) et, dans une moindre mesure, dans l’information-communication (-8 200 emplois). L’emploi salarié dans le tertiaire non marchand a diminué de -0,4 % au quatrième trimestre 2024 après +0,3 % (soit -35 500 emplois après +29 500 emplois). La baisse dans ce secteur provient à la fois de sa composante publique (-22 300 emplois) et du secteur privé (-13 200 emplois). L’emploi salarié du tertiaire non marchand dépasse son niveau du quatrième trimestre 2023 de 0,5 % (soit +41 900 emplois) et son niveau d’avant-crise sanitaire de 3,6 % (soit +0,3 million d’emplois).

Au quatrième trimestre 2024, l’emploi salarié privé a continué à augmenter pour les plus de 55 ans, +2,8 % (soit +104 500 emplois). En revanche l’emploi des moins de 30 ans s’est contracté de 0,5 % sur un an  tout comme celui des 30-54 ans (-0,9 %). Les évolutions respectives de l’emploi des femmes et de celui des hommes, sont en revanche très homogènes sur le trimestre, comme sur l’année.

Dans le secteur privé, les emplois à durée indéterminée baissent légèrement au quatrième trimestre 2024, mais restent supérieurs à leur niveau de l’année précédente (+0,4 %, soit +61 300 emplois) et à leur niveau de fin 2019 (+0,9 million d’emplois). Les contrats à durée déterminée (CDD hors alternance) diminuent sur le trimestre et sur un an, tout comme l’intérim. Enfin, les contrats en alternance sont en hausse.

Inflation : petite hausse en zone euro en février

Le taux d’inflation annuel de la zone euro a été, selon Eurostat, estimé à 2,4 % en février 2025, contre 2,5 % en janvier

S’agissant des principales composantes de l’inflation de la zone euro, les services devrait connaître le taux annuel le plus élevé en février (3,7 %, comparé à 3,9 % en janvier), suivis de l’alimentation, alcool & tabac (2,7 %, comparé à 2,3 % en janvier), des biens industriels hors énergie (0,6 %, comparé à 0,5 % en janvier) et de l’énergie (0,2 %, comparé à 1,9 % en janvier).

Le taux d’inflation au sein de la zone euro est le plus faible en France. Il demeure élevé dans les Pays baltes et en Belgique. Six Etats européens ont, en février, des taux d’inflation inférieurs à 2 %

Cercle de l’Epargne – Eurostat

Stabilité du chômage en Europe

En janvier 2025, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières de la zone euro était de 6,2%, stable par rapport au taux enregistré en décembre 2024 et en baisse par rapport au taux de 6,5% enregistré en janvier 2024. Le taux de chômage de l’UE était de 5,8% en janvier 2025, également stable par rapport au taux enregistré en décembre 2024 et en baisse par rapport au taux de 6,1% enregistré en janvier 2024. Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.

Eurostat estime qu’en janvier 2025, 12,824 millions de personnes étaient au chômage dans l’UE, dont 10,655 millions dans la zone euro.

Par rapport à décembre 2024, le chômage a diminué de 8 mille personnes dans l’UE et de 42 mille dans la zone euro.

Par rapport à janvier 2024, le chômage a diminué de 510 mille dans l’UE et de 547 mille dans la zone euro.

En janvier 2025, 2,856 millions de jeunes (de moins de 25 ans) étaient au chômage dans l’UE, dont 2,263 millions dans la zone euro. En janvier 2025, le taux de chômage des jeunes s’est établi à 14,6% dans l’UE, stable par rapport au taux enregistré en décembre 2024, et à 14,1% dans la zone euro, en baisse par rapport au taux de 14,2% enregistré au mois précédent.

Par rapport à décembre 2024, le chômage des jeunes a augmenté de 17 mille dans l’UE et de 3 mille dans la zone euro.

Par rapport à janvier 2024, le chômage des jeunes a diminué de 36 mille dans l’UE et de 93 mille dans la zone euro.

Cercle de l’Epargne – données Eurostat

Production industrielle française en baisse

En janvier 2025, la production dans l’industrie manufacturière a de nouveau baissé sur un mois (‑0,7 % après ‑1,0 % en décembre 2024) comme dans l’ensemble de l’industrie (‑0,6 % après ‑0,5 %).

La production s’est contractée de 1,9 % dans la fabrication de biens d’équipement. La baisse a atteint dans les industries extractives, énergie et eau 0,2 %, -1,7 % pour la cokéfaction et le raffinage. À l’opposé, elle est en hausse dans les matériels de transport (+0,8 % après ‑5,7 %). Elle progresse également dans l’industrie automobile (+6,4 % après ‑11,1 %).

a production cumulée des trois derniers mois (novembre 2024 à janvier 2025) est inférieure à celle des trois mêmes mois de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (-2,1 %) comme dans l’ensemble de l’industrie (-1,3 %). Sur cette période, la production est en nette baisse dans la fabrication de matériels de transport (-7,4 %). La production dans l’industrie automobile enregistre un fort recul (-12,6 %). La production diminue également dans la fabrication de biens d’équipement (-1,9 %). Elle est, en revanche, en hausse dans les industries extractives, énergie, eau (+2,6 %), la cokéfaction et le raffinage (+9,8 %) et dans les industries agroalimentaires (+0,8 %).

La production des trois derniers mois (novembre 2024 à janvier 2025) reste en net retrait par rapport à celle du deuxième trimestre 2021 (dernier trimestre avant l’augmentation des prix de l’énergie), dans la sidérurgie (-21,7 %), la fabrication de verre et articles en verre (-19,0 %), la fabrication de produits chimiques de base (-15,7 %) et la fabrication de pâte à papier, papier et carton (-12,3 %).