7 juillet 2018

Le Coin des Epargnants du 7 juillet 2018

Le tableau financier de la semaine

 

  Résultats

6 juillet 2018

Évolution

sur 5 jours

Résultats

31 déc. 2017

CAC 40 5 375,77 +0,98 % 5 312,56
Dow Jones 24 456,48 +0,76 % 24 754,06
Nasdaq 7 688,39 +2,37 % 6 959,96
Dax Allemand 12 496,17 +1,55 % 12 917,64
Footsie 7 617,70 -0,25 % 7 687,77
Euro Stoxx 50 7 617,70 +1,56 % 3 503,96
Nikkei 225 21 788,14 -2,31 % 22 764,94
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) 0,643 % -0,021 pt 0,778 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) 0,295 % -0,008 pt 0,426 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) 2,833 % - 0,011 pt 2,416 %
Cours de l’euro / dollar

(18 heures)

1,1738 +0,48 % 1,1848
Cours de l’once d’or en dollars (20 heures) 1 254,540 +0,14 % 1 304,747
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) 77,022 -2,76 % 66,840

 

 

De la guerre commerciale et de l’emploi américain

 

Après plusieurs semaines de recul, les marchés sont à nouveau en hausse, faisant fi des sanctions douanières et privilégiant les bons résultats de l’emploi américain. Paris a gagné près de 1 % quand l’indice allemand s’appréciait de plus de 1,5 %.

Vendredi 6 juillet, les droits de douane de 25 % sur 34 milliards de dollars d’exportations chinoises concernant 818 produits dont les voitures, les composants d’avion ou les disques durs d’ordinateurs, sont entrés en vigueur. Le gouvernement de Xi Jinping, qui a déclaré porter l’affaire devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a répliqué à l’identique sur 545 produits américains. Les autorités chinoises ont condamné la politique de Donald Trump qui est à l’origine de « la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique ». Le Président américain a, par ailleurs, annoncé que de nouvelles taxes sur 16 milliards de dollars de produits chinois s’appliqueront dans deux semaines. Ainsi plus de 500 milliards de dollars de marchandises risquent d’être concernés. Selon le chef économiste d’Oxford Economics, cette guerre commerciale pourrait avoir un impact de 0,1 % sur le PIB de chacune des deux premières économies mondiales.

Pour le moment, l’économie américaine ne vacille pas. Au mois de juin, selon les chiffres du Bureau of Labor Statistics (BLS), elle a créé 213 000 emplois dans le secteur non agricole, soit plus que les prévisions. Le taux de chômage augmente de 0,2 point, à 4 % de la population active du fait de la progression du taux de participation. Des Américains qui étaient sortis du marché du travail par découragement y sont revenus en raison dans la perspective de retrouver un emploi. Ils sont 601 000 à être ainsi entrés sur le marché selon le BLS. Le salaire horaire moyen n’a augmenté que de 0,2 % par rapport à mai et de 2,7 % sur un an, contre respectivement 0,3 % et 2,8 % attendus.

 

Rebond du PEA en 2018

Après avoir atteint 7,3 millions dans le milieu des années 2000, le nombre de PEA était tombé à 4 millions en 2017. Il est remonté à 4,6 millions grâce aux bons résultats des marchés actions et du fait que sa fiscalité n’a pas été modifiée lors de l’introduction du Prélèvement Forfaitaire Unique.

Selon la Banque de France, les encours du PEA ont atteint 92,8 milliards d’euros contre 79,2 milliards d’euros à mi-2016. Du fait de l’évolution des marchés, ils ont diminué à 91,6 milliards à la fin du premier trimestre 2018.

Par ailleurs, le nombre de PEA PME est passé de 57 690 fin mars 2017 à 74 407 fin mars 2018. Les encours des PEA-PME ont dépassé le milliard d’euros, très exactement 1,24 milliard d’euros fin mars 2018 contre 870 000 un an plus tôt.

 

La course en tête de la pierre parisienne

Au 1er trimestre 2018, les prix des logements pour la France métropolitaine ont progressé de 1,5 % contre une hausse de 0,3 % au dernier 2017. À l’inverse de ce qui était observé depuis fin 2016, la hausse est un peu plus marquée pour les maisons (+1,6 %) que pour les appartements (+1,4 %). Sur un an, l’augmentation accélère, +3,5 % contre +3,3 % au 4e trimestre 2017. Cette hausse est principalement tirée par les prix des appartements, qui augmentent de 4,3 % en un an, contre 2,9 % pour les maisons. En Île-de-France, sur un an, la hausse s’est légèrement ralentie mais reste vive, +4,3 %, après +4,7 %. La hausse des prix des appartements se poursuit, avec un léger ralentissement ce trimestre : +5,0 % en un an, après +5,6 % (+7,3 % après +8,7 % pour les appartements parisiens). L’augmentation des prix des maisons franciliennes, de moins forte ampleur, se stabilise (+2,8 % sur un an après +2,7 %).

Au premier trimestre 2018, le volume annuel de transactions reste à un niveau élevé : en mars, le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois est de 956 000. Ce nombre est stable par rapport à celui enregistré au trimestre précédent (960 000 en décembre 2017), mais plus élevé que celui observé un an plus tôt (877 000). Si l’on rapporte les transactions au stock de logements disponibles, qui augmente d’environ 1 % par an, la proportion de ventes est équivalente à celle du début des années 2000.

 

Léger recul du taux d’épargne des ménages au sein de la zone euro

Au premier trimestre 2018, le taux d’épargne des ménages a été de 12,0 % du revenu disponible brut dans la zone euro, contre 12,2 % au quatrième trimestre 2017. Le taux d’investissement des ménages a quant à lui été de 9,0 % au premier trimestre 2018 dans la zone euro, contre 8,9 % au trimestre précédent.Le taux d’investissement brut des ménages est défini comme la formation brute de capital fixe divisée par le revenu brut disponible, ajusté de la variation des droits des ménages sur les réserves fonds de pension. L’investissement des ménages consiste principalement en l’achat et la rénovation de logements.