22 juillet 2023

Le Coin des Tendances – drogues – souverainisme économique

La drogue, une activité économique, une activité comme une autre ?

Le trafic de drogue imprègne de plus en plus la société française. Pour conforter leur zone de chalandise, les trafiquants n’hésitent plus à assurer certaines missions qualifiables d’intérêt général. Ainsi, peuvent- ils prendre à leur charge l’entretien des ascenseurs dans les cités, et organiser, comme dernièrement à Cavaillon, des animations à destination des jeunes des cités. Ils occupent l’espace abandonné par les pouvoirs publics.

Le PIB et le trafic de drogue

Le trafic de drogue, activité illégale, est néanmoins comptabilisé dans le PIB. L’INSEE calcule le PIB de la France en tenant compte, depuis 2018, des activités liées à la consommation de la drogue. Elle a suivi, en la matière, d’autres pays européens comme l’Espagne, le Royaume-Uni ou l’Italie. Cette intégration fait suite à la demande de l’office européen de statistique, Eurostat. Le marché de la drogue représenterait ainsi pour la France environ 3 milliards d’euros, soit 0,1 point de PIB. L’INSEE retient le montant de la consommation minorée des importations. Ce montant de 3 milliards d’euros est une évaluation reposant tout à la fois sur des sondages concernant la consommation de stupéfiants et les saisies de drogues.

Un marché de 5 millions de consommateurs et 4000 points de vente

Selon le rapport 2022 de l’Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT), la France compte plus de 5 millions d’usagers du cannabis, c’est-à-dire de personnes ayant consommé le produit au moins une fois dans l’année. Parmi eux, environ 1,3 million sont des consommateurs réguliers (plus de dix fois par mois) et 850 000 sont des utilisateurs quotidiens. Environ 600 000 personnes consommeraient de la cocaïne au moins une fois dans l’année. Les drogues de synthèse, comme la MDMA ou l’ecstasy compteraient environ 400 000 usagers dans l’année. La consommation serait en forte augmentation. La résine de cannabis se négocie à la vente à environ 8 euros le gramme et l’herbe à 10 euros le gramme, selon les chiffres de l’OFDT et ceux du ministère de l’intérieur. Des prix qui n’auraient pas connu d’inflation entre 2021 et 2022. La cocaïne est beaucoup plus chère, avec un prix de 65 euros le gramme. Un gramme d’héroïne se négocie autour de 30 euros et un comprimé d’ecstasy 10 euros. Un gramme de méthamphétamine se négocie en moyenne à 28 euros contre 10 euros pour l’amphétamine.

Selon le ministère de l’Intérieur, la France compterait 4 000 points de vente. Autrefois limitée aux grandes villes, la commercialisation s’opère désormais sur tout le territoire. Des communes comme Cavaillon (Vaucluse), Mersac (Charente), Valence (Drôme), La Roche-sur-Yon (Vendée) ou Le Creusot (Saône-et-Loire) sont confrontées à des trafics pouvant donner lieu à de violents règlements de compte. Plus de 200 000 personnes travailleraient dans le secteur de la drogue. Le total des heures travaillées est évalué à plus de 30 millions par an.

La drogue, des revenus pour les familles en difficulté

Dans des cités, le trafic de drogue peut offrir des compléments de revenus non négligeables. Les enfants, mineurs, servent souvent de guetteurs voire de revendeurs. Les familles monoparentales qui sont, en règle générale, les plus pauvres, sont les plus ciblées par les trafiquants, les enfants étant ainsi appelés à financer les dépenses des ménages. De 10 à 15 % des dealers auraient moins de 18 ans. L’essor du trafic de stupéfiants a accéléré le processus de déscolarisation dans les quartiers dits prioritaires de la ville. La perspective de gagner de 80 à 200 euros par jour pour faire le guet, dissimuler la drogue, approvisionner les points de vente est jugée, de prime abord, plus attrayante que se projeter dans des études (selon une étude menée par Nacer LALAM et David WEINBERGER, chargés de recherches à Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice citée par l’OFDT). Un chef de vente gagnera autour de 500 euros par jour et un responsable de trafic dans un quartier ou une ville pourra atteindre 1 500 euros par jour. Ces gains doivent être évidemment mis en parallèle avec les risques encourus (arrestation, règlement de compte, etc.). Les mineurs sont amenés à occuper de plus en plus tôt des fonctions au sein des réseaux du fait des arrestations et des meurtres. Les forces de sécurité et la justice estiment n’avoir qu’une vision partielle de la revente de la drogue. Une partie de celle-ci serait revendue par des consommateurs qui achèteraient également pour le compte de tiers. Ce commerce améliorerait les revenus d’une partie des usagers des stupéfiants et financerait en partie leur addiction.

Quelles réponses face à l’essor des réseaux de stupéfiants ?

En 2022, les gendarmes, policiers et douaniers ont saisi 128,6 tonnes, ce qui constitue un record. Les forces de l’ordre ont trouvé deux fois plus de résine de cannabis (plus de 87 tonnes au total) que d’herbe (41 tonnes). En ce qui concerne les autres drogues, les saisies ont également augmenté l’année dernière. 27,7 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2022, 1,4 tonne pour l’héroïne. Les prises en matière de drogues de synthèses s’amplifient en lien avec l’augmentation de la consommation. Elles ont atteint 273 kg pour les amphétamines et méthamphétamines et plus de 1,5 million pour les comprimés d’ecstasy et de MDMA. 143 447 amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiant ont été dressées en 2022 par les forces de l’ordre. Ce chiffre est en augmentation de plus de 30 % par rapport à l’année précédente. Les départements où les amendes ont été les plus nombreuses en 2022 sont les Bouches-du-Rhône, Paris, la Seine-Saint-Denis, le Rhône et le Nord.

Plus de 7 % de la population française consomment de la drogue, ce qui pourrait relancer le débat sur son éventuelle dépénalisation. Sur le plan de la santé comme de la sécurité publique, cette option pourrait être considérée comme un aveu d’échec. L’exemple néerlandais n’est, en outre, guère probant. La légalisation de l’herbe n’a pas freiné la consommation des drogues dures et les trafics. Face à la montée de la consommation en France, les pouvoirs publics ont été contraints d’opter pour un système d’amendes forfaitaires pour éviter l’engorgement des tribunaux. Il ne s’agit pas d’une légalisation mais une certaine forme de banalisation du délit. 

Le marché de la drogue est de plus en plus visible. Les trafiquants utilisent de plus en plus les techniques modernes de vente en recourant à Internet et, en particulier, aux réseaux sociaux. L’éradication des trafics ou du moins leur limitation est tout à la fois un problème d’éducation, de sécurité, d’emploi et d’urbanisme. Les pouvoirs publics doivent casser le cercle vicieux dans lequel évoluent certains quartiers : l’insécurité en empêchant la création d’activités économiques et donc d’emplois favorise l’essor des trafics en tout genre. Les premières victimes de cette spirale sont les habitants des cités qui doivent composer avec les dealers.

Le souverainisme industriel, espoirs et désillusions

En juin 2001, Serge Tchuruk rêvait d’une entreprise sans usine. Durant plus d’une vingtaine d’années, le poids de l’industrie a décliné au point qu’en France, aux États-Unis ou au Royaume-Uni, moins de 10 % de la population active y travaille. Depuis trois ans, le discours a changé, les pouvoirs publics souhaitent l’installation au sein de leur pays du plus grand nombre d’usines possible. Ces dernières sont désormais synonymes d’emplois stables bien rémunérés, d’indépendance nationale et de lutte contre le réchauffement climatique (usines de batteries). Elles ont retrouvé tout leur lustre après avoir été considérée comme des lieux d’exploitation, de pollution, des verrues urbanistiques, etc.

De la remise en cause de la mondialisation au protectionnisme

Le souverainisme économique est un concept à la mode. Autrefois cantonné aux équipements militaires, à l’énergie, aux produits agricoles et aux matières premières, il concerne désormais un nombre croissant de productions. Les perturbations de l’approvisionnement pendant et après la pandémie de covid-19 ont souligné les dépendances des pays occidentaux à l’encontre de certains Etats. Les pénuries de matériels de santé, de microprocesseurs, de gaz, etc. ont été appréciées comme autant de faiblesses. Depuis, la guerre en Ukraine et les tensions avec la Chine donnent lieu à une remise en cause des processus d’éclatement des chaînes de valeurs. L’Empire du Milieu se montre en effet de moins en moins coopératif. Le 3 juillet dernier, le gouvernement de ce pays a annoncé son intention de restreindre l’exportation de deux métaux, le gallium et le germanium, nécessaires aux technologies optiques et semi-conductrices. Cette décision est une réponse à la limitation par les États-Unis de l’exportation de biens, tels que les microprocesseurs de haute technologie et des machines qui les produisent. Le retour du souverainisme économique intervient après plusieurs décennies de mondialisation, celle-ci étant accusée à tort ou à raison comme responsable du déclin de l’industrie en Occident. Il marque le retour au premier plan du protectionnisme. La lutte contre le réchauffement climatique sert également de trame de fond à cette volonté de contrôler plus fortement certains secteurs d’activité.

Le retour en grâce de l’industrie

Aux États-Unis, Joe Biden a lancé avec l’Inflation Recovery Act, un plan portant sur 1 000 milliards de dollars, soit 5 % du PIB, afin de faciliter la création d’usines pouvant contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. La recherche d’une réponse, il a engagé environ 1 milliard de dollars. L’Union Européenne a lancé également un plan doté de 750 milliards d’euros et a modifié les règles en matière d’aides d’État, afin que les gouvernements nationaux puissent subventionner l’installation d’usines sur leur territoire. Ces initiatives reprennent la philosophie des plans mis en œuvre par les pays émergents et notamment la Chine. Le plan « Made in China » vise à transformer à doter le pays d’une industrie de pointe dans tous les grands secteurs. La stratégie indienne « Make in India » espère porter le poids de l’industrie au sein de la valeur ajoutée du pays à plus de à 25 % d’ici 2025. Plusieurs pays se sont engagés dans des processus d’industrialisation rapide. Dotés d’abondantes ressources naturelles, l’Indonésie et le Zimbabwe ont pris des mesures pour interdire ou limiter l’exportation de ces dernières afin de les valoriser sur place en créant, avec l’appui de capitaux étrangers, des usines. La Chine entend faire de même avec les terres rares, indispensables pour la fabrication notamment des batteries.

Le retour en grâce de l’industrie est né d’une désillusion de la mondialisation des années 1990/2 000. La polarisation des emplois, se traduisant par le délitement des classes moyennes, a généré un climat de défiance au sein de nombreux pays. Les emplois industriels stables, relativement bien payés ont remplacé par des emplois dans les services domestiques bien souvent précaires. Si des emplois à forte qualification et rémunération ont été créés en lien avec la digitalisation de l’économie, ils ne l’ont pas été en grand nombre. Dans ce contexte, les classes moyennes sont traversées par la crainte du déclassement. La tertiarisation des économies occidentales s’est accompagnée d’un affaiblissement de la croissance sur fond de diminution des gains de productivité. L’industrie est considérée comme le principal vecteur de l’innovation et donc de productivité. Elle devient indissociable de la décarbonation des activités économiques. La notion de circuit court s’impose par ailleurs avec la nécessite de limiter le recours aux transports au long cours pour les produits industriels.

La réindustrialisation, défis et mirages

La réindustrialisation souhaitée par tous les gouvernements et par les populations ne sera pas aisée à réaliser et ses effets sur les économies ne seront pas automatiquement à la hauteur des espoirs des uns et des autres. Les usines automatisées et robotisées ne constituent plus un vecteur important de création d’emplois. L’usine de véhicules électriques de Ford à Cologne emploie peu de salariés. Les travaux de peinture et d’assemblage se déroulent sous la surveillance de quelques ouvriers. Les robots d’assemblage sont désormais dotés de logiciels de contrôle et de dépannage. La production de batteries est également totalement automatisée. À la différence des voitures à moteur thermique, celles dotées d’une motorisation électrique comportent un nombre réduit de pièces facilitant l’automatisation poussée de leur fabrication. Les emplois dans les nouvelles usines exigeront, en revanche, des compétences élevées essentiellement en lien avec la programmation des machines. Au niveau de l’emploi, la priorité de l’industrie est d’attirer de jeunes talents afin de répondre au manque de techniciens et d’ingénieurs. Les jeunes diplômés, après avoir privilégié la finance, recherchent des emplois dans les start-ups ou dans des activités en lien avec l’environnement. Si pendant des années, les salaires dans l’industrie étaient plus élevés que la moyenne de ceux proposés tous secteurs confondus, ce n’est plus le cas. Aux États-Unis, ils sont désormais inférieurs de 5 % à ceux des travailleurs similaires du secteur des services.

La relocalisation des activités industrielles ne se décrète pas d’un coup de baguette magique. La complexité des chaînes de valeurs rend compliquée la modification des processus de production. La Chine dispose de centres industriels intégrés sur lesquels se trouvent de nombreux sous-traitants ayant l’habitude de travailler ensemble. Apple qui a souhaité être moins dépendante de la Chine en s’installant en Inde l’a appris à ses dépens ; il n’est pas aisé de créer rapidement un nouveau centre de production performant. Dans son usine indienne, elle se contente de réaliser de l’assemblage de pièces en provenance d’autres pays, notamment de Chine.

La guerre des subventions, un jeu à somme nulle voire perdant/perdant ?

La propension des États à multiplier subventions et mesures protectionnistes pourrait se révéler contreproductive. Dans le passé, ces pratiques ont pu, à court terme, favoriser l’industrie dans les pays qui y ont eu recours mais sur le long terme, elles ont été des sources de gaspillage et d’appauvrissement. En limitant la concurrence, elles génèrent une mauvaise utilisation des ressources publiques et des surcoûts se traduisant par des hausses de prix. Le lien entre croissance et mesures de protection de l’industrie n’est pas vérifié.

Les aides à l’industrie seraient justifiées par l’ardente obligation d’accélérer la transition énergétique. Sans ces aides, les entreprises n’auraient pas les capacités financières pour réaliser les investissements nécessaires – investissements évalués selon l’Agence internationale de l’énergie à 4 000 milliards de dollars par an (soit 4 % du PIB mondial actuel) d’ici 2030. La multiplication des aides n’est pas sans risque. Les pouvoirs publics peuvent opter pour de mauvais choix technologiques et financiers comme cela a été constaté dans le passé (plans Calcul en France par exemple). Les aides publiques peuvent conduire à la réalisation d’investissements inutiles et à une surproduction. Aux États-Unis, la production de panneaux solaires dépasserait la demande probable jusqu’en 2030, ce qui pourrait être également le cas pour les batteries quand toutes les usines en cours de construction seront livrées. La course aux subventions est un jeu à somme nulle. Après octroi de subventions, ProLogium, une entreprise taïwanaise a choisi, de construire son usine d’édulcorants en France au détriment des Pays-Bas. Le combat devient ainsi intra-européen et remet en cause les grands principes du marché unique. Les petits États membres sont défavorisés par rapport aux grands, faute de pouvoir s’aligner sur le montant des subventions consenties. Au vu du montant croissant de des dernières, les États sont de moins en moins garantis de les récupérer sous forme d’impôts et prélèvements sociaux. Des rapports suggèrent que l’Allemagne a augmenté son offre à Intel de 7 milliards d’euros à 10 milliards d’euros afin que le fabricant de microprocesseurs construise une nouvelle usine à Magdebourg. Le constructeur américain avait décidé la création d’une implantation en Europe et bénéficie ainsi d’un effet de rente. Les contribuables allemands financent ainsi une implantation qui financièrement n’avait pas besoin de subventions.

Services et industrie : une réelle complémentarité

Opposer industrie et service est artificiel. Les frontières entre les deux secteurs sont poreuses. Les activités industrielles et de services s’entremêlent comme le prouve Apple. La productivité n’est pas l’apanage exclusif de l’industrie. Les services financiers, informatiques et juridiques peuvent stimuler la productivité dans l’ensemble de l’économie et être des sources de croissance. Selon le FMI, l’écart entre la croissance de la productivité du secteur manufacturier et celle des services s’est rétréci, ces vingt dernières années, dans de nombreux pays. En Chine et en Inde, la productivité des services augmente plus vite que dans l’industrie. Les gains de productivité sont générés de moins en moins par l’industrie seule ; ils proviennent de plus en plus de l’association de l’industrie et des services. Le déclin de l’industrie, aux États-Unis, a facilité l’essor des nouvelles techniques de l’information et de la communication qui a attiré les jeunes diplômés. Ce secteur a généré des gains de productivité qui se sont diffusés dans les autres secteurs. La mondialisation n’a pas empêché l’Allemagne de conserver une industrie puissante. Taïwan a de son côté mis un terme, dans les années 2 000, à sa législation antidélocalisation considérant qu’elle était contreproductive. Le protectionnisme diminue la productivité en ralentissant les innovations et leur diffusion.

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Dans une économie mondialisée comportant de nombreux États ayant atteint un niveau de développement élevé, les restrictions d’approvisionnement sont moins perturbatrices qu’elles pouvaient l’être au XIXe siècle lors du blocus continental napoléonien, des deux derniers conflits mondiaux ou encore durant la guerre du Kippour en 1973. Quand la Russie a engagé sa guerre contre l’Ukraine au printemps 2022, l’Europe continentale recevait 40 % du gaz russe. Les approvisionnements se sont réduits rapidement dès l’été et les prix ont quadruplé. Les gouvernements ont craint une pénurie de gaz et d’électricité durant l’hiver, la pénurie n’a pas eu lieu. Les Européens ont réussi à s’approvisionner aux États-Unis, au Qatar, en Algérie ou en Norvège. Ils ont diminué de 20 % leur consommation de gaz. La hausse des prix a contribué à ralentir la croissance mais aucun krach n’a été constaté. Précédemment, en 2010, quand la Chine a bloqué les livraisons en terres rares du Japon, les entreprises nippones ont trouvé des moyens de remplacer ces intrants assez rapidement. Les marchés ont une capacité naturelle à surmonter les pénuries, pour la simple raison qu’ils ont pour objectif de produire sans perdre de l’argent. Une étude du FMI de 2022 souligne que contrairement aux allégations maintes fois énoncées, une plus grande autosuffisance rendrait les pays plus vulnérables aux chocs économiques. Les relocalisations rendraient la production dépendantes des conditions locales et vulnérables à un choc local important. En comparaison, les chaînes d’approvisionnement diversifiées sont plus résilientes, car elles dépendent de la performance économique d’un éventail de pays différents. Habituées à opter pour les meilleurs circuits d’approvisionnement, les entreprises sont outillées pour en changer assez facilement.