12 janvier 2019

Le Coin des Tendances du 12 janvier 2019

 

Que feras-tu quand tu seras grand ?

À l’antienne, « que souhaites tu faire quand tu seras grand ? », certains jeunes ont tendance à hausser les épaules, à regarder le plafond, à changer de pièce ou à dire « je ne sais pas ». D’autres ont des idées précises pas toujours en phase avec leurs capacités ou les souhaits plus ou moins secrets de leurs parents. Ce ressenti est assez conforme aux résultats d’une enquête récente du CRÉDOC (décembre 2018). Ainsi, seulement 57 % des jeunes avaient un projet professionnel au moment du choix de leur orientation, avec des taux équivalents chez les étudiants et diplômés de l’enseignement professionnel et du supérieur. Cette absence de vision se prolonge jusqu’au diplôme chez les élèves de l’enseignement professionnel. 61 % des titulaires de CAP/BEP et 61 % des bacheliers professionnels savaient quel métier ils souhaiteraient exercer au moment de l’obtention de leur diplôme. Aussi étrange que cela puisse paraître, les mauvais élèves, sont plus nombreux à avoir une idée de carrière professionnelle. Le fait qu’ils obtiennent des mauvais résultats les amène à se projeter au-delà de l’année scolaire ou du diplôme.

La passion comme critère de choix de son futur travail

Dans les critères de sélection, les jeunes mettent en avant le goût personnel pour un métier, un secteur (48 %), ou une discipline (41 %). Arrivent ensuite des critères plus pragmatiques comme les débouchés rapides, la sécurité et la facilité à trouver un emploi, l’argent ou encore la certitude de réussir.

Les hommes demeurent plus intéressés financièrement que les femmes. 27 % contre 14 % mettent en avant ce facteur. De même, ils veulent travailler plus rapidement que leurs consœurs (27 % contre 21 %). Les élèves de l’enseignement professionnel souhaitent également s’inséré le plus rapidement possible dans le marché du travail quand ce n’est pas l’objectif prioritaire des étudiants de l’enseignement supérieur.

Si les goûts et envies personnelles occupent une place importante, les jeunes sont également en prise avec d’autres contraintes et réalités dans leur orientation. 71 % des jeunes déclarent avoir écarté une orientation d’eux-mêmes, que ce soit en raison du coût des études, de leur durée, de l’éloignement géographique ou de leurs résultats scolaires.

Le fossé enseignement-monde du travail demeure

L’ouverture sur le monde du travail est assez limitée. Elle se cantonne aux réseaux des parents. Le fait d’avoir pu échanger avec des personnes en emploi est un facteur qui semble favoriser la possibilité d’avoir un métier en tête au moment de son orientation (70 % des jeunes qui avaient pu avoir de tels échanges).

Le stage de troisième dans le monde du travail est devenu un rendez-vous jugé utile pour une majorité des jeunes. 44 % des enfants dans le cursus général en ont profité. Les stages dépendent avant tout des réseaux des parents, ce qui ne permet aux jeunes issus des milieux défavorisés d’accéder à des services gratifiants.

L’accompagnement plébiscité en matière d’orientation

Pour construire leur avenir professionnel, les jeunes s’estiment mal informés et insuffisamment accompagnés. Ils considèrent que l’orientation insiste trop sur le contenu des filières et des formations et pas assez sur les emplois (79 %).

Pour déterminer leur choix de carrière, les jeunes de 18 à 25 ans jugent nécessaire d’être bien informés sur les filières et leurs débouchés (point clef pour 50 % d’entre eux). Ils mettent également en avant la nécessité de bien se connaître pour « comprendre ses propres envies » (58 % d’entre eux).

Les parents jouent un rôle clef pour le choix de l’orientation. 80 % des jeunes ont évoqué avec eux cette question. Dans 52 % des cas, ces derniers ont été leurs principaux interlocuteurs. Plus les parents appartiennent à une catégorie sociale élevée et plus leur rôle est important dans le choix des études et de l’avenir professionnel. 62 % des enfants ayant des parents cadres dans le secteur privé se sont tournés principalement vers leurs parents pour discuter de leur orientation, contre 44 %, 50 % et 53 % pour les jeunes dont le parent référent est respectivement au foyer, ouvrier et employé.

55 % des jeunes ont répondu que les parents ont effectué des recherches en leur faveur afin de les aider dans leur orientation. Ce taux varie également selon la catégorie socioprofessionnelle des parents. Il est de 41 % pour les enfants de parents ouvriers ou agriculteurs, de 55 % chez les employés et de 64 % chez les cadres et professions intermédiaires.

Premier interlocuteur sur le sujet de l’orientation, l’entourage familial est logiquement celui qui dissuade le plus souvent les jeunes : 30 % ont été dissuadés par leur famille et 22 % par leurs enseignants.

Les parents ont un rôle d’orientation en amont à travers les choix des options, des filières d’éducation, des langues. 37 % des jeunes estiment que leurs parents les ont poussés à suivre une option. Les parents cadres sont plus prescripteurs que les parents ouvriers ou employés (43 % contre 35 % des enfants d’employés). De même, 47 % des enfants de cadres déclarent que leurs parents les ont poussés à suivre certaines voies ou filières, contre 40 % des enfants d’employés. En moyenne, ce sont 41 % des jeunes qui ont été influencés par leurs parents dans leur choix de filière ou de voie.

Le corps professoral est la deuxième source d’influence. 39 % des jeunes ont, en effet, discuté de leur orientation avec le personnel enseignant. C’est notamment vers leur professeur principal qu’ils se tournent (interlocuteur principal pour un jeune sur dix). Viennent ensuite les professionnels de l’orientation : le conseiller d’orientation ou le conseiller psychologique (PsyEN) est l’interlocuteur principal pour un jeune sur 10 et un interlocuteur parmi d’autres pour 30 % d’entre eux. Le rôle du conseiller d’orientation est plus important pour les diplômés de l’enseignement professionnel (interlocuteur principal dans 13 % des cas contre 6 % pour les diplômés de l’enseignement supérieur).

18 % des jeunes déclarent avoir eu recours à un coach en orientation. 7 % ont rencontré un coach payant et 11 % un coach gratuit. C’est le cas de 12 % des enfants d’employés mais de 22 % des enfants de cadres. Cette différence s’accroît si la prestation est payante. 16 % des enfants de cadre du privé ont recours à un coach payant. Le recours à un coach gratuit est plus habituel dans le secteur de la fonction publique. 18 % des enfants d’enseignants, d’infirmiers, etc. ont fait appel à un tel coach.

Parmi les jeunes qui ont rencontré un conseiller d’orientation, un sur deux (47 %) estime que la rencontre a été utile pour prendre une décision (inutile pour 49 %). Cet accompagnement est jugé moins utile par les profils issus de l’enseignement professionnel : 40 % seulement estiment que la rencontre a été utile, contre 47 % dans l’enseignement supérieur et 55 % des autres profils (diplômés du brevet ou sans diplôme). À titre de comparaison, le même pourcentage de jeunes (47 %) estime avoir été bien accompagné par son établissement scolaire.

Les rencontres avec des étudiants durant la scolarité ne sont pas systématiques. 26 % des étudiants ou diplômés du supérieur n’ont pas été en contact avec des étudiants du supérieur pendant leur scolarité (et 45 % des élèves ou diplômés de l’enseignement professionnel).

Une petite majorité des jeunes, 47 %, considèrent que leur établissement scolaire leur a été utile pour l’orientation. Les jeunes filles sont en moyenne moins satisfaites de cet accompagnement (41 % contre 53 % pour les jeunes garçons) Les élèves de voie professionnelle s’estiment plus souvent bien accompagnés (52 %) que les élèves de voie générale (45 %) et technologique (46 %, mais seulement 9 % de très satisfaits contre 16 % pour l’ensemble).

Internet de plus incontournable pour l’orientation

69 % des jeunes ont cherché des informations en ligne. Les ressources web sont plébiscitées par les jeunes pour s’informer sur l’orientation : 39 % ont consulté un moteur de recherche, 33 % le site web de l’Onisep et 26 % le site de l’Étudiant. Le papier, autrefois prépondérant dans la recherche de la filière, est en net recul. 28 % des jeunes déclarent avoir consulté une des ressources papier proposées. Les plus jeunes, moins de 21 % n’utilisent que les ressources numériques pour chercher des informations sur leur future carrière. 11 % des jeunes déclarent ne pas avoir cherché d’information, avec des disparités selon la voie suivie. Ils sont seulement 6 % parmi les étudiants ou diplômés du supérieur et 16 % parmi les élèves ou diplômés de l’enseignement professionnel.

L’éloignement géographique est également u motif de renoncement en particulier pour les enfants vivant en milieu rural. 22 % des jeunes ruraux, contre 15 % de ceux habitant l’agglomération parisienne et 17 % dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants ont renoncé à leur choix du fait de difficultés de déplacement. La durée des études est un critère négligeable. Ainsi, 24 % des enfants d’employés ont renoncé du fait des conséquences financières liées à la durée des études contre 15 % des enfants de cadres.

 

Gouverner la France n’a jamais été une sinécure 

Depuis 1949, l’Allemagne a connu huit Chanceliers quand en France plus de soixante gouvernements se sont succédé. Comme l’écrivait Prévost-Paradol, « La Révolution française a fondé une société mais elle cherche encore son gouvernement ».

La difficulté de gouverner n’est pas nouvelle en France. Elle est intrinsèque au pays. Elle est même une marque de fabrique. La IIIe République a ainsi créé la légende des Gaulois battus par les Romains en raison de leurs divisions.

Les crises dynastiques, les trahisons, les putschs, les assassinats furent légions après la Révolution française comme jadis au temps des rois. Le rapport au pouvoir a toujours été complexe. La légitimité du pouvoir central a toujours été fragile. Les périodes de stabilité sont rares et courtes. A toutes les époques, dans notre pays, il est de bon ton de dénigrer et de calomnier les dirigeants. La nécessité de critiquer les prédécesseurs est également une tradition. Le concept de rupture, de table rase a toujours eu cours et cela sous tous les régimes.

Au Moyen Âge, les commentateurs qualifièrent ainsi toute une série de rois mérovingiens de « Rois fainéants », c’est à dire des rois qui ne font rien. Cette période court de 639 à 751. Elle est marquée par des règnes parfois brefs de souverains souvent très jeunes devant faire face à de nombreuses querelles de succession. L’appellation de rois fainéants est attribuée au biographe de Charlemagne, Eginhard. Elle servait à légitimer la prise de pouvoir par les carolingiens en dénigrant les mérovingiens. Il a écrit sur ce sujet que ces derniers « n’avaient plus de rois que le nom, n’ayant accompli aucune réforme d’importance au cours de leurs règnes ». Ce terme de roi fainéant fut également attribué à Louis V, dernier des rois carolingiens en France qui régna un an de 986 à 987. Dans les faits, l’épithète fainéant apparaît plutôt comme la conséquence de l’instabilité à la tête du Royaume.

La guerre de cent ans faillit voire la disparition de la France. De 1336 à 1475, le pays a été tout à la fois envahi par les Britanniques et en proie à d’importantes divisions. Cette guerre met en présence le Royaume de France et celui d’Angleterre mais c’est aussi une crise dynastique et sociale. Les campagnes ont subi durant ces cent longues années des chevauchées destructrices de la part des différentes armées les sillonnant. Les brigandages et l’insécurité ont marqué cette époque.

Cent dix ans après la fin de cette  guerre, la France entre, à nouveau, dans une nouvelle période d’instabilité. En durant 36 ans, les guerres de religion (huit au total) mirent en danger l’unité du Royaume. L’opposition entre catholiques et protestants est tout à la fois une question de foi mais aussi une question de pouvoir politique. Ces guerres civiles plus ou moins attisées par les puissances étrangères voisines interviennent au moment où l’autorité royale est de plus en plus contestée. Quand  Henri II meurt accidentellement le 10 juillet 1559, ses successeurs François II puis Charles IX sont trop jeunes pour pouvoir s’imposer. Ils ne peuvent pas empêcher les Français de s’entre-déchirer. Entre les deux camps belligérants, la reine-mère Catherine de Médicis hésite entre tolérance religieuse et répression, ce qui ne fait qu’accentuer les tensions. Les Princes reprennent le contrôle de leur territoire et s’affranchissent de la tutelle royale. L’appel aux États Généraux est le symbole de la faiblesse des Rois qui tentent de consolider leur pouvoir en s’appuyant sur le clergé et sur la petite noblesse. Face à la menace espagnole, Henry IV réussit à remettre de l’ordre dans le pays en se convertissant au catholicisme, et cela jusqu’à la Fronde. La huitième guerre de religion prend fin en 1598.

50 ans après l’édit de Nantes, la France est une fois de plus menacée par la guerre civile. La fronde entre 1648 et 1653 met en présence les grands Princes de sang qui tentent de remettre en cause le pouvoir du Roi de France. Elle est aussi une crise sociale en raison des difficultés alimentaires et pécuniaires que rencontrent la population. La fronde trouve sa source dans la crise économique et l’augmentation de la pression fiscale en vue de faire face aux dépenses de la guerre de Trente Ans. Les dépenses de l’État ont été multipliées par cinq entre 1600 et 1650, quintuplement faisant suite à leur doublement entre 1515 et 1600. L’espoir de baisse de la pression fiscale, promise par la régente Anne d’Autriche après la mort de Louis XIII, s’est évanoui. La fronde prit fin avec l’avènement de la majorité de Louis XIV. Ce dernier conserva en mémoire qu’il dut fuir Paris en peine nuit pour se réfugier dans le château de Saint-Germain-en-Laye qui n’était pas chauffé et dormir sur la paille. Cette expérience l’amena à se méfier de Paris. La construction du Château de Versailles est également une réponse à la fronde. Le monarque a voulu prouver aux nobles la toute-puissance du pouvoir central. Il a voulu les obliger à loger au château pour mieux les contrôler. Il les a asservis avec l’émergence du phénomène de cours que la France n’a jamais abandonnée depuis.

Le système de la monarchie absolue a fonctionné tant que le Roi pouvait distribuer des prébendes. Les difficultés budgétaires sous Louis XVI débouchèrent sur une instabilité ministérielle. L’incapacité à mener à leur terme les réformes du fait de l’absence de consensus, en particulier, chez les nobles, ainsi que la déconnexion de la Cour royale de la vie réelle du pays favorisèrent l’avènement de la Révolution.

De 1789 à 1815, la France s’essaya à la monarchie constitutionnelle, à la République, au régime d’assemblée, au directoire, au Consulat et à l’Empire. Les gouvernements comme les têtes tombèrent à un rythme soutenu sur fond de crise financière et de guerres internes et externes.

En 1815 et jusqu’en 1848, les monarchies d’Europe imposèrent la restauration afin de mettre un terme à l’esprit révolutionnaire et de conquête de la France. Cela n’empêcha pas les troubles comme durant les Trois Glorieuses de juillet 1830 qui ont abouti au remplacement de Charles X par Louis Philippe avec l’aval des puissances étrangères informées par l’inévitable Talleyrand. Durant la Restauration, la stabilité est toute relative, les tensions avec les assemblées s’ajoutant aux intrigues royales.

Au cours la IIe République qui a duré quatre ans, huit gouvernements se succédèrent. Sous le Second Empire, la stabilité s’est imposée avec quatre gouvernements, ce qui n’empêchât pas des ajustements au fil de l’eau, avec plus de trente remaniements ministériels sur la période.

La IIIe République qui demeure le plus long régime depuis la Révolution a compté 102 gouvernements durant les 65 années de son existence. Avec la IVe République, face aux problèmes de la décolonisation, la ronde des gouvernements s’accélère. La durée de vie moyenne est alors de 6 mois. Si 1958 marque une rupture, au fil des années, la Ve République n’échappe pas à l’instabilité. Entre 1958 à 2007, cinq Présidents se succèdent, mais lors de ces douze dernières années, aucun Président n’a été reconduit conduisant à trois alternances successives. En outre au-delà de la relative stabilité présidentielle, l’instabilité est demeurée importante au niveau des gouvernements. Quand en Allemagne, un gouvernement dure le temps d’une mandature, en France, les changements sont incessants. 23 Premiers Ministres et 43 gouvernements se sont succédé depuis 1958. Le Gouvernement de Lionel Jospin a été le plus long de la Ve République, avant tout du fait de la cohabitation complexe avec le Président Jacques Chirac. En outre, de nombreux changements de ministres interviennent au fil de l’eau. Depuis 1997, la France a compté 15 ministres de l’économie différents quand l’Allemagne n’en a connu que 9. Si le Parlement en France a perdu son rôle de faiseur de roi, les élections nationales et locales ainsi que les affaires et la presse ont, ces dernières années, accentué le « turn over » ministériel. La pression médiatique, le rôle des sondages et toujours les phénomènes de cours rendent l’exercice du pouvoir de plus en plus délicat. Cette instabilité n’est pas spécifique à la France. L’Italie en est habituée. Avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, aux États-Unis non plus la stabilité n’est plus de mise au niveau des secrétaires d’État.

L’impopularité du pouvoir n’est pas un phénomène nouveau en France. Des jacqueries aux « gilets jaunes » en passant par les ligues, le boulangisme, le poujadisme, ou bien encore les bonnets rouges, la liste est longue des mouvements ayant contesté la légitimité du pouvoir ou de ses décisions est longue. Sous la Ve République, de la fin de la guerre d’Algérie à 2002, la France a connu une période de relative tranquillité marquée néanmoins par Mai 1968. Les conflits étaient avant tout sociaux (les mineurs, la sidérurgie, les transports, les agriculteurs). Ils ne dégénéraient pas en crise politique comme sous les régimes précédents. Depuis 15 ans, les changements économiques et sociaux ainsi que les crises ont contribué à une segmentation accrue du pays. L’unité nationale déjà mise à mal lors des référendums sur le traité de Maastricht en 1992 et le Traité constitutionnel en 2005 est de plus en plus délicate à réaliser. Les oppositions se multiplient : la province contre Paris, le monde rural contre les métropoles, les banlieues contre tout le reste du pays, les retraités contre les actifs et inversement, les pauvres contre les riches, les classes moyennes contre les riches et les pauvres, les « écolos » contre les usagers de la voiture, etc. Cette fragmentation rend complexe l’élaboration d’une politique acceptable par une majorité. Les gouvernements ont opté pour l’impressionnisme en superposant des politiques pouvant plaire aux uns et autres au point de rendre l’ensemble illisible. L’accumulation de décisions contradictoires génère un scepticisme croissant dans l’opinion publique qui surinformée réagit en temps réel et de manière passionnée. Le populisme est la conséquence de la segmentation de la population. Les mots, les symboles comptent plus que les actes avec comme conséquence et risque majeur le fait que le populisme nourrisse le populisme. Aux États-Unis, Donald Trump a compris les ressorts de l’électorat américain en jouant sur la corde sensible du nationalisme et de l’isolationnisme. Preuve que les hommes font leur histoire mais ne savent pas l’histoire qu’ils font.